VIOLENCE GRATUITE (1) Blessés à l’arme blanche, roués de coups, trois Valaisans témoignent de la brutalité aveugle de certains étrangers
«Témoigner ne va peut-être pas être bon pour nous, mais les gens doivent savoir ce qui se passe dans certains quartiers de Martigny le week-end.» Jason, Mathieu et Pierre*, âgés de 20 à 22 ans, sont attablés au domicile de l’un d’eux. Ils portent les stigmates de l’agression dont ils ont été victimes samedi soir en pleine ville: oreille presque arrachée et tympan endommagé, innombrables points de suture, sans compter douleurs multiples, contusions et nausées.
Il est minuit samedi lorsque les trois jeunes gens parquent leur voiture près de la Migros de Martigny, un endroit désert à cette heure. «On marchait en faisant des blagues.Tout à coup, on a entendu: «Qu’est-ce que tu veux bouffon?» C’étaient deux petits jeunes qui essayaient de nous allumer… Tout de suite après, ça a ressemblé à une embuscade. Des types sont arrivés de partout. Ils étaient au moins une dizaine à nous tomber dessus. On n’est pas des petites natures mais on ne faisait pas le poids, ils étaient trop nombreux, et surtout armés de lames et de bouteilles cassées.»
A la fin, Jason et Pierre ont relevé leur camarade qui gisait à terre, sonné, et ont pu se réfugier dans la cuisine d’un café en attendant l’ambulance, et la police.
Les trois jeunes sont formels: leurs agresseurs étaient des étrangers originaires de l’ex-Yougoslavie. «Dit comme ça, ça fait raciste, admet Pierre, et c’est pourquoi pas mal de jeunes agressés ne disent rien, mais se taire est sûrement pire.» Les trois Martignerains, qui jugent que la police a traité leur affaire avec légèreté, ont décidé de déposer une plainte pénale contre inconnus.
Récemment à Vétroz, le père d’un adolescent tabassé dans la cour de l’école par cinq jeunes ressortissants de l’ex-Yougoslavie a diffusé un texte tous ménages pour dénoncer la violence aveugle et l’absence de réaction de l’autorité communale et de la justice.
* Noms connus de la rédaction
source: lematin.ch
(1) Notes d’AMI-Suisse: ce qu’ici le journaliste appelle “violence gratuite” aurait été nommé “violence raciste” si les rôles d’agresseurs et de victimes avaient été inversés…



