Quelque 600 manifestants ont défilé samedi à Lausanne. En demandant notamment l’imprescriptibilité de tout acte de pédocriminalité.

Les manifestants ont choisi le blanc et le silence pour lutter contre «un fléau dévastateur». Mathieu Rod
«Je viens chaque année, il y a tant à faire! Je suis déçue que l’on soit si peu nombreux, j’ai peur que la pédocriminalité se banalise.» Marie-Christine, ballon blanc en main, faisait partie des quelque 600 personnes qui ont marché samedi contre la pédophilie au centre de Lausanne. Soutenus ce jour-là par deux politiciens, Pierre Tillmanns, ancien municipal lausannois fidèle au combat, et Christophe Darbellay (conseiller national PDC valaisan), les manifestants ont défilé en silence. Au centre de leurs revendications: «L’imprescriptibilité de tout acte de pédocriminalité.» A cet effet, l’association a lancé une initiative populaire et tente de récolter le nombre de signatures nécessaires avant le 30 octobre. Les participants affichaient également leur révolte contre l’affaire du juge assesseur et ancien syndic de Rougemont (VD), accusé d’avoir violé ses filles.
Outre le manque de moyens financiers et humains pour la lutte et la prévention, les manifestants sont également préoccupés par les multiples affaires qui émergent au grand jour. Comme à Bienne, où un enseignant a été réintégré dans un établissement scolaire malgré une condamnation pour pédophilie. Une initiative parlementaire déposée par Christophe Darbellay demande que tout jugement contre un pédophile interdise le condamné à retravailler avec des enfants. L’association revendique de son côté l’obligation, pour les institutions travaillant avec des jeunes, d’exiger un casier judiciaire de leurs collaborateurs.
Ce week-end, des Marches blanches ont également eu lieu à Delémont, Fribourg, Soleure et Saint-Gall. Dimanche prochain, Genève, Neuchâtel et Sion accueilleront d’autres défilés, après ceux de Bienne et de Bâle, la semaine dernière.
source: 24heures.ch


