BERNE (ATS) - L’extrême gauche représente actuellement la menace la plus sérieuse pour la Suisse. Mais aucun groupe extrémiste - de gauche, de droite ou étranger - ne compromet gravement la sécurité du pays pour l’heure, selon un rapport du Conseil fédéral.
En réponse à un postulat du PDC déposé en 2002, ce document, publié jeudi, fait le point sur les activités des mouvements extrémistes et la menace qu’ils représentent. Il évalue le phénomène depuis 1992, année du premier rapport du gouvernement sur la question.
L’extrême gauche est mise en exergue. De par ses objectifs et ses méthodes, cette tendance constitue un risque pour la sécurité intérieure de la Suisse “qu’il ne faut pas sous-estimer”. Elle fait planer une menace “sérieuse”, selon les conclusions du Service d’analyse et de prévention (SAP) de l’Office fédéral de la police.
Les auteurs du rapport estiment difficile de trouver de solutions nouvelles, car les extrémistes de gauche refusent le dialogue et leur radicalisation va croissante. Ce sont surtout eux qui contribuent au durcissement du conflit avec l’extrême droite, en particulier dans les grandes villes comme Zurich et Bâle. Il y a encore 2-3 ans, aucun journal à grand tirage n’aurait publié une chose pareille. Je me demande comment cette dépêche sera traitée dans la presse de demain…
Ainsi, les extrémistes de droite sont considérés aujourd’hui comme une menace moins importante. Ils ne compromettent l’ordre public qu’occasionnellement et localement.
Au chapitre des extrémistes étrangers ayant des motivations politiques ou religieuses, le climat actuel est qualifié de “calme, mais néanmoins tendu”. Le potentiel de mobilisation de certains groupes, notamment kurdes ou tamouls, reste élevé.
Concernant les groupes islamistes, le rapport note que leurs activités s’en tiennent à la loi dans l’ensemble. Certains de leurs membres utilisent la Suisse comme lieu de transit ou apportent un soutien logistique, mais ils n’y ont pas développé d’activités terroristes au sens propre.
Source: ATS



