face aux délinquants sans papiers
Si le phénomène ne date pas d’hier, les chiffres n’en demeurent pas moins inquiétants. L’an dernier, la police a procédé à 1710 «remises trottoir».
Une appellation dans le jargon policier visant les personnes d’origine étrangère qui ne sont pas refoulées dans leur pays mais, effectivement, remises sur le trottoir du boulevard Carl-Vogt. Juste devant l’Hôtel de police. En quatre ans, le nombre a quasiment doublé. «Certains ont été remis à la rue jusqu’à neuf fois en une année, constate Pierre Crisinel, chef de la section III à la police judiciaire. Des étrangers qui savent qu’ils ne risquent pas grand-chose en se faisant arrêter à Genève. Des gens qui sont souvent envoyés en Suisse pour gagner de l’argent, qu’ils devront envoyer à leur famille restée au pays.»
La suite de l’article de La Tribune de Genève du 02 mars 2005.



