Réduire le corps humain à l’état de marchandise, en déposséder sa propriétaire pour s’assurer de sa soumission : cette pratique est à la base du proxénétisme. Ainsi, dans les filières de l’Est, les filles sont maintes fois frappées et violées dès leur arrivée en France jusqu’à ce que leur avilissement soit total. Au sein des réseaux d’Afrique noire en revanche, dont on estime qu’ils exportent un millier de jeunes femmes vers la seule région parisienne, la violence physique cède le pas à une emprise encore plus efficace. Remontant à des temps ancestraux, celle-ci puise ses racines dans la sorcellerie vaudoue.
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«Les prostituées nigérianes et béninoises se pensent en fait toutes sous le joug d’Ogun, un Dieu de fer qui les plongent dans une indicible terreur à l’évocation même de son nom et de son image », explique, sous le couvert de l’anonymat, une spécialiste travaillant pour divers services policiers et judiciaires.
Lire l’article “Des prostituées africaines maintenues sous le joug…” dans Le Figaro du 30 mars 2005.


