(Article de Gilbert GENDRON, Rivarol n° 2710 du 01 avril 2005)
L’homme qui a fait pleuvoir la honte sur la Maison-Blanche [1] est réapparu sur la scène internationale. Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a en effet nommé William J. Clinton au poste d’émissaire spécial chargé de l’aide humanitaire et de la reconstruction dans les pays dévastés par le raz-de-marée du 26 décembre 2004.
Cette nomination dont les media se sont fait l’écho début février a aussitôt donné du volume à la rumeur selon laquelle Bill Clinton serait candidat à la succession d’Annan.
Il ne faut pas s’imaginer que Clinton, à la direction du Secrétariat général de l’ONU, pourrait servir de contrepoids à George W. Bush dans la mécanique des relations internationales. Non, l’éventuelle promotion de l’ ancien président démocrate ne constituerait aucunement un pied de nez au politique républicain qui loge actuellement à la Maison-Blanche, quelle que soit la détestation que ce dernier suscite sous toutes les latitudes.


