Alors que le Suisse honnête et travailleur a déjà repris son travail, « trimmant » pour joindre les deux bouts, payer ses impôts et financer péniblement sa retraite, ses enfants retournent à l’école. Non loin de là, deux bandes de jeunes déambulent, nonchalants. La scène se situe entre deux commerces, à proximité d’une banque de la paisible petite ville de Vevey, autrefois célèbre pour abriter le siège d’une des plus importantes multinationales helvétique, aujourd’hui surtout connue par les récents agissements d’un détraqué pervers.
Et voilà que les invectives commencent - le métissage culturel est tellement utile à l’enrichissement du vocabulaire de nos enfants… Puis un début de pugilat s’amorce, enfin un vrai combat prend place. Diantre, n’en ratons pas une miette: à force d’observer de tels spectacles, nos enfants seront bientôt les dignes successeurs de Marvin Hagler ou Mohammad Ali. Ou peut-être même de Guillaume Tell, puisque la scène se termine par mort d’homme et, accessoirement (voire horreur suprême si l’on est un fervent supporter de la Société Protectrice des Animaux), par celle du chien qui l’accompagne. Mais, comme il s’agissait en l’occurrence d’un pit-bull, l’opinion publique sera sans doute moins choquée…
J’ai moi-même été victime d’une agression, à quelques mètres de là, il y a 3 ans, par 5 jeunes d’origine étrangère, alors que je me promenais avec mon fils aîné, âgé de moins de 4 ans à l’époque. Pendant que l’un d’entre eux tenait mon fils en otage, deux autres me frappaient. Mais, parmi les quelque 700 criminels dont le portrait se trouvait dans le fichier de la police municipale, aucune trace des suspects.
A ce rythme, le couvre-feu est pour bientôt
par Patrick Fournier, économiste, Président de la section UDC de Nendaz (VS)




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