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Traduction d’un tract du PNOS: Quand l’Etat se fait l’ennemi du paysan.

January 18th, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)

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PNOS
Parti suisse d’orientation nationale
Quand l’Etat se fait l’ennemi du paysan

Terreur de la mondialisation
La mort de la paysannerie n’est ni le résultat fortuit de la modernité, ni une de ses nécessités.
Les politiciens du système en place la veulent aussi. Le conseiller fédéral Delamuraz l’avait déjà déclaré il y a des années: la paysannerie helvétique doit être amputée de moitié. Lors des dernières négociations de l’OMC du 10 au 14 septembre 2003, auxquelles participaient le conseiller fédéral Deiss, l’on traita conjointement de la suppression de l’aide à l’agriculture et de la plus grande liberté de commerce des produits agricoles.
Dans le même temps, les Américains accroissent le soutien à leurs fermiers par une hausse des subventions à l’exportation, afin d’en finir avec l’agriculture et les paysans européens. Ils veulent notre total asservissement à leurs produits alimentaires: c’est ce qu’on appelle “mondialisation”.
Terreur de l’industrialisation
Au cours du XXe siècle, le paysan s’enferra dans une dépendance de plus en plus grande et toujours plus pressante. L’agrochimie et la mécanisation engloutissent des sommes inavouables. La main d’œuvre indigène se raréfie aussi, et ce sont des étrangers qui leur succèdent. En dépit de cela, le paysan doit exploiter des surfaces toujours plus grandes pour survivre. Qui n’en a pas la possibilité doit y renoncer ou conduire paralèllement un travail de salarié. De nouvelles lois contraignent aussi à des investissements immobiliers; ainsi le piège se referme. L’exploitant agricole a dès lors sur les talons le prévôt des dettes et poursuites et devient l’esclave des banques et de l’industrie.
Terreur de la monopolisation
Partout dans le monde les producteurs de semences (multinationales du pétrole, géants de la chimie) s’arrachent le monopole. De plus en plus souvent l’on interdit ou l’on rend impossible aux instances agricoles de produire leurs propres semences. Voilà comment non seulement le paysan est réduit à l’état de marionette, mais tout le pays, tout le peuple qui, avec lui, perd son autonomie, sa souveraineté, sur les denrées alimentaires. Cette succession d’événements met l’Etat en péril. Or les politiciens qui ne s’y opposent pas sont des traîtres au pays!

La Suisse a besoin de ses paysans, de ses paysannes!

L’unique alternative: le PNOS, radical, social, national
Tract original du PNOS

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Tags: Général

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