Altermedia Suisse
Altermedia Suisse: En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)
UltraViolent Street Wear, t shirts and clothing with a street tough attitude

Réchauffement climatique: ambitions limitées du Conseil de l’Arctique

November 27th, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)

Email This Post Print This Post

Les huit pays du Conseil de l’Arctique se sont engagés mercredi à réduire les causes du réchauffement climatique qui affecte particulièrement cette région polaire sans toutefois assortir leurs recommandations de clauses contraignantes dont Washington ne voulait pas.

Image “Nous avons pu trouver des terrains d’entente mais nous ne sommes pas venus ici pour dicter les actions des gouvernements”, a déclaré à la presse la ministre islandaise de l’Environnement Sigridur Anna Thordardottir.
Le conseil, réuni à Reykjavik et présidé par l’Islande, réunissait des responsables de haut rang de ses membres (Canada, Danemark, Etats-Unis, Finlande, Norvège, Russie, Suède). A l’exception des Etats-Unis, représentés par la sous-secrétaire d’Etat aux Affaires mondiales Paula J.

Dobriansky, et le Danemark, représenté par le chef de la diplomatie du Groenland, les autres pays étaient représentés par leurs ministres des Affaires étrangères. La question du réchauffement est controversée, particulièrement aux Etats-Unis où l’administration Bush a refusé de ratifier le protocole de Kyoto de 1997 des Nations unies qui demande la réduction de 5%, pour la période 2008 à 2012, des émissions de gaz à effet de serre, par rapport à leur niveau de 1990. Des responsables du Conseil ont admis que l’opposition américaine avait empêché de parvenir à un consensus pour agir contre le réchauffement.

“C’était la meilleure déclaration possible que nous pouvions adopter aujourd’hui”, a déclaré le chef de la diplomatie finlandaise Erkki Toumioja. Paula J. Dobriansky a minimisé pour sa part les différences entre Washington et les autres pays voisins de l’Arctique. “Je pense que nous avons un but commun et des objectifs. Nous avons des approches différentes pour atteindre ces objectifs (…), a-t-elle déclaré.

Les écologistes ont rapidement fait connaître leur déception. La réunion est une “occasion manquée” a jugé, dans un communiqué reçu à Oslo, le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui a regretté l’absence de décisions contraignantes pour réduire les rejets de gaz à effet de serre. “Les nations arctiques disposaient d’une occasion de montrer vraiment la voie (…) et de soutenir une réduction accrue des rejets de CO2″, a commenté Samantha Smith, directrice du programme arctique de WWF, en évoquant le dioxyde de carbone dégagé par les activités humaines et accusé d’être un facteur essentiel du réchauffement de l’atmosphère.

Une étude sur l’impact du climat sur l’Arctique (ACIA), publiée le 8 novembre, concluait que l’Arctique se réchauffant deux fois plus vite que le reste de la planète, ses glaces pourraient fondre totalement, en période estivale, autour de 2100, mettant de nombreuses espèces animales en danger et bouleversant le mode de vie traditionnel des populations autochtones.

Avec des émissions futures de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre “modéré”, les températures moyennes enregistrées dans la région risquent d’augmenter de 4 à 7 degrés d’ici à 2100, a révélé l’étude, la plus détaillée jamais publiée sur le sujet, réalisée par plus de 250 chercheurs. “Nous tiendrons compte de ce document dans nos délibérations politiques”, a déclaré Mme Dobriansky, interrogée sur le point de savoir si Washington acceptait les conclusions du rapport scientifique. Dans sa déclaration le Conseil note “avec préoccupation les impacts recensés par l’étude qui ont déjà été ressentis dans la région”, “prend note” des conclusions de l’étude, et “reconnaît” qu’elle “aidera à informer les gouvernements dans leurs futures décisions politiques sur le changement climatique global”.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading ... Loading ...
Share/Save/Bookmark



Tags: Général