Dans son numéro du 3 juillet 2007 El Watan s’inquiète du nombre croissant de travailleurs immigrés en Algérie ! (extraits)
En effet, attirés par les grands chantiers de reconstruction 32 000 étrangers travaillent dans divers secteurs en Algérie. Ils étaient seulement 18 191 en 2005, précise Bouzid Bachir, cadre au ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Intervenant dans le débat sur les flux migratoires organisé hier au forum d’El Moudjahid, M. Bouzid souligne l’explosion qu’a connue l’ensemble des travailleurs étrangers en Algérie durant ces dernières années. En 1999, il y avait 543 étrangers employés en Algérie. Neuf ans plus tard, ce chiffre a été multiplié par 58. Les Chinois représentent 45% du nombre global, les Egyptiens, 11%, les Italiens, 3,5%, les Américains, 3%, ainsi que les Français.
Selon M. Bouzid , il y a en tout et pour tout 105 nationalités. Ces immigrés économiques, principalement d’origine chinoise, sont présents dans les secteurs du BTPH (bâtiment), des hydrocarbures et de l’industrie. 51% d’entre eux travaillent dans le
bâtiment et 45% dans l’industrie. Le secteur des services, quant à lui, emploie 3,6% et l’agriculture 0,2%. Le représentant du ministère relève que cette main-d’œuvre made in est beaucoup plus concentrée dans quatre wilayas : Alger, Oran, Adrar et Ouargla.
(…) Notant que la législation algérienne du Travail accorde les mêmes droits aux étrangers, il certifie que ces travailleurs étrangers, qu’ils soient chinois ou autres, exercent dans de bonnes conditions et jouissent pleinement de leurs droits socioprofessionnels. M. Bouzid explique cette explosion de la main-d’œuvre étrangère en Algérie par une croissance
économique remarquable, mais aussi par le retour de la paix et de la sécurité dans le pays. Il faut préciser que beaucoup de ces travailleurs, les Chinois en particulier, ont accompagné leurs entreprises installées sur le territoire algérien. Il s’agit de sociétés de travaux publics engagées dans des chantiers de construction depuis au moins cinq ans. L’Algérie compte sur son territoire une vingtaine de groupes chinois de BTP, dont le géant public China State Construction & Engineering Corporation (CSCEC).
(…) Les chiffres du ministère du Travail ne reflètent en fait qu’une partie de la réalité. Certaines estimations établies par des spécialistes font état d’au moins 100 000 étrangers qui travaillent en Algérie, des Chinois en majorité. Une bonne partie
d’entre eux travaillent au noir. Malek Serraï, consultant, parle pour sa part de l’immigration clandestine qui reste difficile à quantifier. Citant une étude réalisée par Algeria International Consult, où il travaille, M. Serraï indique que 40% des immigrés clandestins viennent avec l’intention de s’installer définitivement en Algérie, 40% utilisent le pays comme transit et 20% ne savent pas précisément quoi faire.




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