SEMPACH - Les délégués de l’UDC ont plébiscité la stratégie du tout ou rien. Réunis en assemblée extraordinaire à Sempach (LU), ils ont décidé que si Christoph Blocher n’était pas élu à la place d’un PDC, voire même d’un PS, l’UDC entrerait dans l’opposition.
L’UDC a droit à deux sièges au Conseil fédéral et ces deux sièges doivent être occupés par Samuel Schmid et Christoph Blocher: les 520 délégués UDC ont été unanimes sur ce point. Ils ont également largement soutenu, par 449 voix contre 7 et 57 abstentions, l’idée de quitter le gouvernement.
Pour les démocrates du centre, il est clair que c’est au PDC de laisser un de ses mandats à l’UDC. Si tel ne devait pas être le cas, notamment parce que la gauche a soutenu les conseillers fédéraux démocrates-chrétiens, l’UDC attaquera alors le siège de la socialiste Micheline Calmy-Rey. Les délégués ont voté, par 448 voix contre 13, une proposition vaudoise en ce sens.
“L’époque des demi-mesures qu’on nous impose est révolue”, a affirmé le conseiller national zurichois Christoph Mörgeli. “Nous n’assumerons une responsabilité gouvernementale que si nous pouvons faire appliquer notre politique par nos représentants les plus compétents”.
Entrer dans l’opposition est dès lors la seule alternative crédible en cas de non-élection des candidats officiels, ont souligné la majorité des orateurs, dont le président du parti Ueli Maurer et le président du groupe parlementaire Caspar Baader.
MM. Baader et Mörgeli ont encore mis en garde les autres partis si l’UDC était poussée dans l’opposition. En acceptant une coalition de centre-gauche au gouvernement, le PDC et le PRD iraient droit dans le mur. Quant au PS, il y a fort à parier qu’il serait éjecté de l’exécutif fédéral dans quatre ans.
(ats / 29 novembre 2003 19:07)




0 responses so far ↓
There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.
You must log in to post a comment.