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L’UDC a demandé en vain un débat urgent sur la menace islamiste

December 3rd, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)

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DjihadL’islamisme radical inquiète sous la Coupole, où les interpellations se multiplient.

L’UDC ne sera finalement pas parvenue à imposer un débat sur la menace terroriste islamiste durant la session parlementaire en cours. Son interpellation urgente titrée «Violence islamiste et agissements terroristes: degré de menace?» a été mise au placard jeudi par le bureau du Conseil national. Ce dernier avait décidé, en début de session, qu’il ne donnerait suite à aucune demande de débat urgent. Malgré cet accord tacite, seul le PDC s’est abstenu de déposer la moindre interpellation. Les radicaux et les libéraux auraient souhaité débattre de l’ambassade suisse en Côte d’Ivoire, les socialistes de la suppression d’emplois au Département de la défense et les Verts des requérants d’asile frappés de non-entrée en matière.

Eviter les amalgames

La décision du bureau a été officiellement motivée par le manque de temps. En coulisse, on chuchote pourtant qu’on a délibérément écarté l’interpellation de l’UDC pour éviter un amalgame malheureux entre l’islamisme et les accords bilatéraux.

Depuis plusieurs mois, la menace terroriste islamiste inquiète beaucoup les parlementaires suisses. En septembre dernier, le PDC valaisan Maurice Chevrier avait déjà déposé une interpellation sur le sujet. Cosigné par d’autres conseillers nationaux démocrates-chrétiens, radicaux, socialistes et verts, le document n’a pour l’instant pas reçu de réponse. Mise à l’écart de cet élan interpartisan, l’UDC est donc revenue à la charge mercredi avec une interpellation urgente du même acabit que la requête de Maurice Chevrier, mais enrichie de questions sur l’efficacité de l’accord de Schengen dans le domaine.

Le but avoué de la manœuvre était d’activer la procédure de révision de la loi sur la sécurité intérieure au gouvernement, explique Oskar Freysinger, conseiller national valaisan UDC. L’impulsion viendrait, selon lui, de l’actualité de ces dernières semaines, mais aussi d’une rencontre informelle qui avait réuni des membres romands de l’Union démocratique du centre, quelques conseillers nationaux bourgeois, ainsi que Françoise Gianadda, cheffe du service valaisan des étrangers, et Jacques Pitteloud, coordinateur des renseignements suisses, en septembre dernier à Berne. «Les services de renseignement et la police ont les mains liées par la loi actuelle, qui protège certes les données, mais aussi les terroristes», précise Oskar Freysinger, qui fait ici allusion à la possibilité de mettre en place des écoutes téléphoniques préventives.

source: letemps.ch

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Tags: Général · Société · Suisse