Le peuple irlandais a tranché.
C’est “non” au Traité de Lisbonne.
L’Union Européenne continue donc, après le rejet de la Constitution européenne, à être régie par le Traité de Nice.
C’est une constante.
Quand les peuples sont consultés, ils rejettent en général l’Europe.
Les Français et les Bataves avaient rejetés le projet de Constitution européenne.
Le peuple irlandais, dans une premier temps, avait rejeté le Traité de Nice et maintenant celui de Lisbonne. Alors même que seul un minuscule parti, comprenant quatre députés sur 166, s’y opposait face à la classe politique unanime.
Le peuple suisse avait refusé l’adhésion à la CEE en 1992. Le peuple norvégien à la Communauté européenne, en 1972.
Chaque fois que les citoyens sont démocratiquement appelés à se prononcer, ils refusent.
Une certaine classe politique et bureaucratique de centre gauche ne l’a pas encore compris.
Et ce, encore en Suisse aujourd’hui.
Vouloir une seule réponse à deux questions est un procédé qui nuira à ceux qui l’ont imaginé.
La prolongation des accords bilatéraux est une chose.
Leur extension à la Bulgarie et à la Roumanie en est une autre.
Vouloir lier ces deux choses ne constitue rien d’autre qu’une tromperie.
L’UDC lancera un référendum contre cette tromperie.
Conséquence : pour ne pas subir l’extension de la libre circulation à la Roumanie et à la Bulgarie, le peuple suisse sera contraint par la classe politique de centre gauche au pouvoir de rejeter également la prolongation des accords bilatéraux.
Si ceux-ci sont dénoncés par l’Union européenne, on ne pourra le reprocher à l’UDC et au peuple suisse.
Le Diktat arrogant des ficeleurs de deux questions en une causera leur perte.
On ne peut jouer impunément avec la démocratie, surtout pour des questions concernant l’Europe, concept auquel les peuples européens sont viscéralement opposés, et le montrent lorsqu’on les consulte.




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