DAVOS (GR) Le Forum économique mondial (WEF) ne sera pas chahuté le mois prochain. Comme le résume le secrétaire d’Attac Suisse, les diverses organisations contestataires renoncent à leur «droit de se faire casser la gueule»
Toucher le WEF dans ses terres? Pour le secrétaire d’Attac Suisse, Alessandro Pelizzari, une telle initiative est perdue d’avance. «Le droit de manifester est mis hors service pendant le Forum», dénonce ce Genevois. Après s’être cassé les dents à trois reprises contre les forces de l’ordre, Attac et les autres mouvements antimondialistes réunis dans l’Alliance d’Olten renoncent à leur «droit de se faire casser la gueule à Landquart».
Un contre-sommet est bien prévu à Zurich le 18 janvier, trois jours avant le WEF; mais avec 1200 participants attendus, ce ne devrait pas être une manif d’envergure, vu la difficulté de constituer un vaste front. Si l’Alliance d’Olten n’organisera pas de grande manifestation à Davos entre le 21 et le 25 janvier prochain, les actions de protestation des divers groupements seront toutefois soutenues dans différentes villes. «Attac y participera selon sa disponibilité», glisse Alessandro Pelizzari. A Genève? A Lausanne? Aucune ville n’est encore désignée.
Les autorités grisonnes ayant mentionné dans une lettre la sévérité des contrôles prévus avant Landquart, il est «hors de question» pour les contestataires de tenter une mission impossible. Dans un communiqué publié hier, l’Alliance d’Olten considère qu’«en essayant d’aller par milliers à Davos, nous tomberions une fois de plus dans des scénarios absurdes de contrôles».
Privilégier des actions pacifiques
Le temps a manqué au sein de l’Alliance d’Olten pour élaborer un appel commun en faveur de manifestations pacifiques. Les milieux critiques face à la globalisation apparaissent divisés sur la manière de manifester. Du coup les Verts ont décidé à la fin de novembre de suspendre leur collaboration et de prôner des actions pacifiques.
«Ceux qui usent vraiment de violence sont assis au WEF. A eux de s’engager en faveur d’une économie non violente sans exploitation ni oppression», estime le secrétaire général des Verts, Hubert Zurkinden. Pour rester crédibles, les protestations doivent rester non violentes: «Nous ne voulons pas offrir des prétextes à la répression de la police.»
Source: Le Matin online
Les “anti” ou “alter” iront ailleurs…
December 22nd, 2003 · Commenter (Pas de commentaire)
Tags: Général




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