L’avocat américain Ed Fagan, bien connu de nos lecteurs pour ses onéreuses interventions en faveur des victimes de la Shoah et de l’apartheid, repart en guerre contre l’UBS en raison de la collaboration active, à l’époque hitlérienne, de l’ex-Union de Banques Suisses avec le groupe chimique allemand IG Farben, fabricant du Zyklon B. But de l’opération : traire une nouvelle fois la vache à lait.
Mais le cher et preux chevalier a besoin d’étayer ses arguments. Et alors, coucou, qui revoilà ? l’inénarrable Christoph Meili qui avait défrayé la chronique en janvier 1997 : agent d’une société de surveillance privée employée par l’UBS, ce zélé serviteur avait volé à la banque des documents destinés à la destruction, au motif qu’il avait eu l’impression qu’il s’agissait de documents importants pouvant revêtir un intérêt public. Aujourd’hui, on nous dit que Meili avait découvert des rapports destinés au broyeur, en lien direct avec le groupe IG Farben et Interhandel, filiale du précédent, ce qui n’est pas du tout la même chose. On peut donc comprendre, à la rigueur, que, faute de mieux, M. Fagan produise à l’appui de ses exigences ce pitoyable «héros» qui vit désormais en Amérique.
Ce que nous ne comprenons pas, c’est que, fort du témoignage de Christoph Meili, l’avocat somme l’UBS de lui dire ce que sont devenus les rapports en question. Ed Fagan ne lit-il pas les journaux ? Christoph Meili serait-il amnésique ? On savait pourtant dès le 15 janvier 1997, grâce à la presse, que le voleur avait remis son butin directement à la communauté israélite de Zurich qui, contrairement à son patron obtus, l’avait chaudement félicité de son initiative.
Espérons que l’UBS restera ferme dans son refus de passer encore une fois à la caisse.
Source: Le Pamphlet N°334, avril 2004.




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