Berne (AP) Le parti radical (PRD) entend lier plus étroitement la politique d’asile et la politique des étrangers aux intérêts suisses. L’interdiction de travailler doit être maintenue et il faut viser à se rattacher à la Convention de Dublin de l’Union européenne. Ce sont là les conclusions essentielles d’une rencontre organisée samedi à Berne par le PRD.
Dans une résolution en dix points, le PRD demande que la politique suisse d’asile et en matière de migration ne soit pas seulement une administration mais une réelle participation, a déclaré la conseillère nationale zurichoise Trix Heberlein.
La politique du marché du travail doit être séparée de la politique de l’asile, selon la présidente du parti, Christiane Langenberger, et l’interdiction du travail des requérants doit être maintenue. Les besoins en main-d’oeuvre doivent être couverts par des ressortissants de l’UE et de l’AELE; il ne faut pas qu’une demande d’asile devienne une autorisation de travail.
Pour le PRD, la Suisse doit rejoindre la Convention de Dublin - qui traite principalement de l’immigration illégale - de l’UE afin de ne pas devenir une île au centre de l’Europe. Contre les requérants refusant toute collaboration, le PRD demande notamment la mise sur pied de regroupements avec un entretien minimum et des limitations de liberté. Il faut par ailleurs que l’expulsion des requérants dont les demandes ont été refusées soient mieux appliquées, notamment par le biais d’accords avec les pays d’origine.
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Le PRD veut une politique d’asile plus ferme
May 3rd, 2003 · Commenter (Pas de commentaire)
Tags: Général




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