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Le directeur de FAREAS démissionne.

February 20th, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)

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Il y a le feu dans la maison FAREAS, la Fondation vaudoise pour l’accueil et l’hébergement des requérants d’asile. Après quatre ans de service, le directeur est poussé vers la porte et ses 260 employés, dénonçant un coup de force du conseiller d’Etat Pierre Chiffelle et de l’administrateur de la fondation, Olivier Kernen, appellent à une manifestation ce jour à 14 heures sur l’esplanade du Château à Lausanne…
«Les problèmes, connus depuis des années, devaient être empoignés depuis un certain temps», se défend Pierre Chiffelle, chef du Département des institutions et des relations extérieures (DIRE). Au cœur de la crise: «D’importants dysfonctionnements dans la gestion financière de la FAREAS», pointés par l’organe de révision Ernst & Young. Et l’autorité d’évoquer «le montant des avances sur assistance indues», qui a doublé en 2003 «pour atteindre 813 000 francs». Par indues, il faut comprendre les allocations perçues par des requérants qui n’y avaient pas droit: «Mais notre système de surveillance mis en place fait ses preuves. Et la FAREAS se charge de recouvrer les sommes dues à l’Office fédéral des réfugiés, qui ne pénalisent en rien les finances cantonales», se défend Michel Hoffman.
«Il n’est pas admissible qu’une institution qui vit des subsides publics présente un tel taux d’erreurs», répond Pierre Chiffelle. Le directeur a donc été mis au pied du mur: «Choisir entre signer une convention pour un départ à l’amiable et un licenciement, confie Michel Hoffman. J’ai préféré partir en homme libre. Je ne veux pas endosser la responsabilité des coupes budgétaires drastiques imposées par M. le conseiller d’Etat.»
Ce dernier reconnaît avoir exigé que toutes les pistes soient explorées pour assainir le budget 2004 en cours de montage (87 millions de francs en 2003, 4 millions de déficit). Et «sans tabou». Or le directeur a rejeté deux hypothèses: «La réduction des prestations aux requérants de 6 francs par mois (sur une aide de 369 francs) et la suppression de sept postes, quand la FAREAS croule sous la tâche.» Le patron du DIRE ne se laisse pas démonter: «Je veux crédibiliser la politique d’asile pour qu’elle ne serve plus au jeu de certains politiques.» Si les deux parties partagent le même discours, tout les sépare, irrémédiablement
Source: Le Matin du 20 février 2004.

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Tags: Général

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