Altermedia Suisse
Altermedia Suisse: En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)
fraternite francaise

Le Conseil fédéral refuse de diminuer l’impôt sur la benzine et le diesel

June 15th, 2008 · Commenter (Pas de commentaire)

Email This Post Print This Post

Le National s’est inquiété jeudi des prix élevés des carburants et de la crise alimentaire. Refusant d’intervenir contre la flambée de l’or noir, le Conseil fédéral a exhorté le pays à saisir cette chance pour réduire la dépendance au pétrole.

L’évolution des prix est tout à fait imprévisible, a relevé Hans-Rudolf Merz dans le cadre d’un débat urgent. Réduire les taxes sur les carburants et les combustibles entraînerait un manque à gagner pour la TVA de 600 millions par an, sans effet sensible sur les prix, a répété le conseiller fédéral. “Au lieu de faire de la cosmétique, il faut saisir cette chance pour miser sur des énergies durables”, a-t-il déclaré.

Comme au Conseil des Etats mardi, le groupe UDC a plaidé en vain pour un allègement fiscal favorable à la croissance économique. Le Conseil fédéral manque l’occasion de donner un signal et s’empêtre dans des contradictions liées à la politique environnementale et agricole, a critiqué Ueli Maurer (ZH).

“Monsieur Merz, vous jouez avec le feu”, a averti le transporteur Ulrich Giezendanner (UDC/AG) en évoquant les troubles liés à la cherté des carburants dans d’autres pays et en brandissant une menace de grève. Le parti est resté bien isolé.

Au lieu d’agir sur les taxes, il faut mettre sur le marché des voitures peu gourmandes, encourager des énergies renouvelables et des mesures d’efficience énergétique, a demandé Ursula Wyss (PS/BE). Selon elle, 40% de l’augmentation du prix de l’essence sont liés à la spéculation boursière, il faut donc aussi interdire cette dernière.

Reconnaissant un rôle à cette spéculation, Doris Leuthard a essayé de répondre aux inquiétudes de la gauche sur la cherté des denrées alimentaires et la crise mondiale. La crise est grave, mais les prix élevés sont aussi une chance pour les pays exportateurs et l’agriculture suisse, a argumenté la ministre de l’économie.

Pour les pays en développement, la Suisse a augmenté d’urgence ses contributions à différentes organisations mondiales. Mais elle s’engage surtout à plus long terme pour une agriculture multifonctionnelle respectueuse des ressources naturelles, a déclaré l’Argovienne.

Soutenue par le PDC, cette réaction a été fustigée par Hildegard Fässler (PS/SG) qui espérait une action concrète et immédiate du gouvernement. Pour Philippe Müller (PRD/AG), les possibilités du pays sont limitées. Il faut investir massivement dans la recherche et ne pas diaboliser le génie génétique, a plaidé le groupe radical-libéral.

Le Conseil national a encore débattu des accords de libre échange dans le cadre de l’OMC. Mme Leuthard a noté que les pays pauvres souhaitaient un accès facilité au marché tandis que les Verts ont remis en cause une enceinte accusée d’avoir affaiblie l’agriculture vivrière. L’UDC a rejeté toute libéralisation au nom de la souveraineté alimentaire de la Suisse.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading ... Loading ...
Share/Bookmark



Tags: Général

0 responses so far ↓

  • There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.

You must log in to post a comment.