LAUSANNE - Pour la police vaudoise, 2003 est l’année de la violence. Les infractions et le sentiment d’insécurité ont une nouvelle fois augmenté, atteignant un seuil jugé problématique, alors que la magistrature, comme la police, manquent d’effectifs.
Pour la première fois, la police et la justice vaudoises ont tiré ensemble le bilan de l’année écoulée. Avec le même constat: les délits (+ 12 %) et les enquêtes (+ 8,5 %) augmentent.
Premier sujet d’inquiétude: le taux de délinquance chez les jeunes. Il n’est plus rare de trouver des moins de 18 ans liés à des affaires criminelles. En 2003, les mineurs sont responsables de 40 % des cas d’ordre sexuel avec des enfants, de 37 % des cas de voies de fait et 28 % des lésions corporelles simples.
Cette criminalité juvénile préoccupe la police, car rien ne dit qu’elle cessera lorsque ces jeunes seront adultes. “Cette violence provoque un sentiment d’injustice ou de peur par rapport à des enfants qui étaient autrefois corrigés et qu’aujourd’hui on craint”, relève Jacques-François Pradervand, chef de la Sûreté.
Dans la lutte contre les stupéfiants, la police estime que les centres de la FAREAS servent de “base arrière” aux trafiquants. Dans le cadre de l’opération strada, 80 % des trafiquants interpellés étaient des requérants d’asile. Ils représentaient entre 5 et 25 % de la population des centres d’accueil.
En 2003, il s’est commis dans le canton un homicide tous les 28 jours et un vol toutes les 22 minutes. Les voies de fait (+ 37 %), les lésions corporelles simples (+ 24 %) et les injures (+ 40 %) ont nettement augmenté, des infractions qui touchent directement le citoyen et renforcent le sentiment d’insécurité.
ats / 12 mars 2004
La FARéAS est la “base arrière” des trafiquants de drogue!
March 13th, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)
Tags: Général




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