Des enseignants stressés qui ne se sentent pas toujours bien soutenus par leur hiérarchie et qui s’interrogent sur les bienfaits des réformes en cours. Des profs qui souffrent d’incivilités et de violences croissantes… Le malaise semble plus que jamais évident dans l’enseignement genevois. Une toute fraîche enquête – qui répond entre autres à la demande exprimée dans une motion déposée au Grand Conseil – lève enfin le voile sur le sort des enseignants de l’école publique.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes:
Au cours des trois dernières années, plus de la moitié des enseignants ont été victimes de violence verbale de la part d’élèves (57%). La violence physique a touché, au cours de la même période, 8% des répondants. Deux tiers de ces enseignants déclarent cependant que cela ne leur est arrivé qu’une seule fois…
47% des maîtres admettent qu’ils ont de la peine à gérer les élèves qui rencontrent des grandes difficultés et un tiers estiment éprouver du soucis à susciter de l’intérêt chez les élèves.
77% doivent effectuer des tâches qui devraient plutôt être celles des parents.
Deux tiers des enseignants se sentent soutenus par les autorités scolaires. Les maîtres du primaire portent toutefois un regard plus critique: 48% d’entre eux expriment en effet un manque de soutien lors de problème avec des élèves.
La flambée de violence doit vraiment être prise au sérieux, prévient Marco Polli, au nom de la Fédération des associations d’enseignants. “Or, il faut résoudre ces problèmes sans verser dans le sécuritaire à l’excès, ni dans le laxisme, comme le préconise d’ailleurs Charles Beer.”
Source: Tribune de Genève du 16 janvier 2004
Enseignants malmenés.
January 16th, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)
Tags: Général




0 responses so far ↓
There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.
You must log in to post a comment.