Texte d’AM-Suisse
Le NPD a été mis en cause hier, jeudi 24 juin, lors de l’émission “Histoire Vivante” et du reportage sur les émeutes de Rostock en 1992. Le reportage tentait indirectement de montrer les liens entre la révolte raciste populaire et l’organisation politique allemande, afin de discréditer celle-ci.
Voici une petite info qui vous explique en quoi il ne faut pas toujours croire les médiaTs:Il arrive souvent que les plus “dangereux” des membres d’organisations fascistes/nazies/identitaires soient en fait des infiltrés, comme ci-dessous. Le but étant de pousser les organisations vers des actes illégaux, stupides et contre-productifs, afin de les faire interdire. Nous appellons ces gens des Agents Provocateurs – ce sont parfois des membres des services secrets (comme dans le cas du NPD), des faux-sympathisants, des opposants politiques, ou tout simplement des militants un peu idiots malgré eux.
Cette tactique a été utilisée plusieurs fois, non seulement avec le NPD, mais aussi avec la majorité des organisations radicales – de droite comme de gauche – en Italie, durant “les Années de Plomb”. Ce sont ici les exemples les plus significatifs. Mais il ne fait aucun doute qu’encore aujourd’hui de tels méthodes existent dans nos pays “démocratiques”.
Le pouvoir en place, pour justifier sa présence aux citoyens, a besoin d’ennemis, allant jusqu’au point d’en créer! En prétextant la défense contre ce monstre, ce nazi, cet anarchiste ou ce communiste violent, en faisant croire qu’il défend le citoyen, il étend son pouvoir et sa main-mise sur le peuple.
Lors du reportage diffusé hier sur la TSR, le chef du groupe d’intervention de la Police allemande a parlé “d’agents en civil” dans la foule, soit-disant présents pour faire du “renseignement”. Et quand on pense la quasi absence de condamnations judiciaires suite aux événements de Rostock, et au fait d’avoir des soit-disants “repentis” témoignant dans les médiaTs quelques années ensuite, on est en droit de se poser des questions…
Cela arrive souvent dans le cas d’Agents Provocateurs: une fois la faute commise par l’organisation visée, les principaux responsables de l’acte, les infiltrés, sont “oubliés” par la justice. Le but n’étant que de jetter l’oprobe sur le groupe ou de trouver une excuse pour l’interdire.
C’est la raison pour laquelle toute organisation révolutionnaire doit absolument faire attention au recrutement et au comportement de ses membres. Une personne poussant les autres aux actions violentes est typiquement un agent provocateur.
Voici un texte expliquant pourquoi le pouvoir n’a pas pu interdire le NPD – tout simplement parce qu’un des incriminés était un Agent des Services Secrets…
Échec à l’interdiction du NPD néonazi
Le ministre de l’Intérieur allemand, Otto Schilly, qui avait présenté l’an dernier devant la Cour constitutionnelle un dossier réclamant l’interdiction du Parti national allemand (NPD, Néonazi), est en échec. Le NPD devrait donc pouvoir au moins un certain temps encore conserver pignon sur rue dans le pays. En dépit d’un volume impressionnant de documents accablants présentés devant les juges, constitué de citations de dirigeants de ce parti, de témoignages, de films, de fichiers Internet prouvant la proximité des idées, des comportements des militants du NPD avec la ” politkultur ” des nazis ou même de la fonction avérée du parti de relais pour la diffusion de la propagande des organisations souterraines qui se réclament très directement du IIIe Reich, le NPD ne devrait pas être inquiété.
Raison de cette débâcle judiciaire : un adhérent du NPD cité dans le dossier ministériel était également membre du ” Verfassungdschutz ” (les services de renseignement allemands). De surcroît ce même personnage devait être entendu à côté de treize autres permanents du NPD en février prochain par le tribunal. Les juges ont immédiatement décommandé toutes les auditions de néonazis et décidés d’interrompre la procédure. Théoriquement la mise en cause du NPD devant la Cour constitutionnelle n’est pas pour autant rapportée. Une nouvelle procédure pourrait être diligentée une fois éliminée la fâcheuse irrégularité. Mais l’affaire paraît néanmoins très compromise car les néonazis sont relativement nombreux dans les services de renseignements. · travers plusieurs enquêtes de presse, à vous faire froid dans le dos, il apparaît en effet que plusieurs centaines de collaborateurs des services de renseignements seraient aussi détenteurs de la carte du NPD.
Source: Archives de l’Humanité



