«Le feu s’est propagé à une vitesse folle. Il a fait éclater les vitres du train puis a gagné la marquise et un abri pour les voyageurs sur le quai. Par chance, un vent violent repoussait les flammes; sinon, c’est toute la gare qui y passait!» Stéphane Demierre était de service le soir de la Saint-Sylvestre. Cet employé CFF est l’un des premiers témoins de l’incendie qui a embrasé une rame Colibri mercredi vers 22 h 35, quelques minutes après son arrêt, au terminus de Palézieux-Gare (VD). La police recherche les auteurs d’un acte de vandalisme qui pourrait être à l’origine du sinistre.
Déprédations volontaires
Le train régional est parti de Lausanne à 22 h 08. Un quart d’heure plus tard, il faisait halte à Puidoux. «Trois jeunes sont montés dans le train pour y commettre des déprédations. Il semble qu’ils aient quitté le convoi avant que celui-ci ne redémarre», indique Guy-Charles Monney, porte-parole de la police vaudoise. Durant le trajet de sept minutes jusqu’à Palézieux-Gare, le mécanicien n’a détecté aucune anomalie.
Dans la voiture intermédiaire, la fumée a envahi le compartiment de première classe, alors inoccupé. «Le train était pratiquement vide. Seuls trois clients sont descendus tranquillement d’une autre voiture, sans rien remarquer», nous apprend Stéphane Demierre.
Quatre pompiers intoxiqués durant l’intervention ont été soumis à des contrôles médicaux. La rame est presque entièrement détruite et la ligne de contact est endommagée. Selon Jacques Zulauff, porte-parole des CFF, le montant des dégâts dépasse un million de francs.
Pendant presque trois heures, les passagers des autres trains ont été transférés dans des bus. Moins chanceux, une vingtaine de voyageurs sont restés bloqués de 22 h 40 à 1 h 10 dans le direct Genève-Berne, contraints de réveillonner en petit comité…
Malgré un important dispositif mis en place dans la région de Puidoux, les trois suspects n’ont été ni interpellés ni identifiés. Le bal du Nouvel-An, qui se tenait cette nuit-là à la salle du Collège, intéresse particulièrement la police, qui recherche des témoins (021 644 44 44).
Source: Le Matin
En France, les “djeûnz” brûlent les voitures, en Suisse ce sont les trains.
January 2nd, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)
Tags: Général




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