En France, la police enquête sur l’affaire d’une femme qui s’est fait agressée par des jeunes gens qui la croyaient juive. Cette histoire relance le débat sur l’antisémitisme, même si le récit de la victime n’est pas dépourvu de contradictions.
[ats] - La classe politique et la presse ont condamné les violences subies par cette femme de 23 ans. Celle-ci a expliqué à la police avoir été attaquée vendredi dernier dans un train près de Paris par six jeunes hommes d’origines maghrébine et africaine, sans que personne n’intervienne.
Dans sa plainte, la victime a précisé que ses agresseurs, qu’elle n’a pu décrire avec précision, avaient lacéré ses vêtements, coupés ses cheveux, puis tracé au feutre des croix gammées sur son ventre.
Ils l’ont insultée, menacée avec des couteaux et ont bousculé le landau de son bébé de 13 mois, avant de prendre la fuite en emportant son sac à main.
Le secrétaire général d’un syndicat d’officiers de police a toutefois déclaré que le témoignage de la jeune femme présentait des “contradictions”. “Depuis hier soir sont apparues des contradictions. Il n’y a pas assez d’éléments probants”, a dit à l’AFP Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie-Officiers.
“Il y a des incohérences dans les déclarations (de la jeune femme)”, a déclaré un autre responsable de Synergie-Officiers, Frank Carabin. Il a aussi fait état de “l’absence de témoins”, et du fait que le personnel du réseau ferroviaire, à qui la victime affirme avoir dénoncé l’agression, ne se souvient pas de l’affaire.
Source : Bluewin.ch



