(Article de Vincent Engel, publié dans Le Soir du 14 avril 2005)
Les Romains disaient que “nomen est omen”, qu’un nom donne un destin. Mon père avait, sur cette question, une tout autre opinion. Tous les Engel n’étaient pas des génies et sans doute y avait-il l’un ou l’autre Wagner qui était un type bien.
Après guerre, l’Allemagne de l’Ouest a entrepris un impressionant travail de mémoire pour éradiquer les racines du nazisme dans la culture et la société allemandes [1]. Travail remarquable, que l’Autriche, par exemple, n’a jamais entrepris - pas davantage que l’Allemagne de l’Est, dont les dirigeants communistes défendaient l’opinion que le nazisme n’était qu’un avatar du capitalisme.


