Nous avons hésité avant de rédiger ce communiqué. Pour plusieurs raisons.
D’abord par égard envers les parents de Michaël, qui n’ont certainement pas besoin de plus d’attention médiatique, et qui doivent pouvoir faire leur deuil en paix. Il est des solidarités qui doivent rester silencieuses si le but est de soutenir une famille dans la souffrance et non de se faire de la publicité sur le dos de cette souffrance.
Ensuite parce nous savions à quoi nous attendre en évoquant cette abjecte affaire. Les accusations de récupération voire d’instrumentalisation allaient à nouveau pleuvoir, de la part de ceux qui, comme les ordures du défunt Dimanche.ch, « n’ont aucune compassion pour un petit facho », et qui aiment voir un militant nazi derrière tout jeune Suisse qui refuse de se plier à la loi de la racaille.
Nous avons finalement décidé d’ouvrir nos gueules, parce que les premiers jugements des déchets responsables de sa mort viennent d’être publiés. Ils ont pris « des peines maximales » se félicite Le Matin du 14 février. On se joindrait à la satisfaction de l’auteur de l’article si on arrivait à oublier les peines en question.
1 an de réclusion pour l’un.
Deux ans en maison d’éducation pour l’autre.
L’avocate de la famille parle de la « légèreté de la loi applicable ». Ce n’est pas précisément le mot « légèreté » qui nous vient à l’esprit. En fait, aucun mot ne nous vient à l’esprit. Un jeune Suisse, qui comptait plusieurs amis parmi nous, est mort pour un discman et en 2005, l’un de ses meurtriers sera à nouveau libre. Voilà ce qu’a décidé la justice de ce pays.
Nous ne l’oublierons pas. Comme nous n’oublierons pas Michaël.
La vie d’un jeune blanc vaut un an de prison.
February 14th, 2004 · Commenter (Pas de commentaire)
Tags: Communiqué




0 responses so far ↓
There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.
You must log in to post a comment.